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Je n’ai plus peur des erreurs ni des échecs. Non que je cautionne les imperfections, au contraire, ce sont des facteurs dynamiques et essentiels
afin d’avancer, de progresser et de réinventer. Cette conviction est née de rencontres, d’échanges, de partages, et de tout ce qu’a pu nous apporter la fondation des éditions Jhon : elle nous a poussé à créer, aujourd’hui, le premier numéro de Neverending. Chaque étape a été importante,
et au fur et à mesure, l’expérience a aiguisé notre regard. L’idée de produire une revue d’art et l’intention de suggérer une “autre vision” est certainement une ambition périlleuse et complexe. Nous avons envie de parler de l’art sous un autre angle, sans que le ton soit promotionnel, pédagogique, critique ou motivé par un ego trip. Le coup de coeur est un fil conducteur car il s’agit ici de sensibilité, la vôtre aussi bien que
la nôtre, et de faire de ce ressenti quelque chose de fort, pur et éternel. C’est cette volonté qui nous fait réunir ici divers réseaux d’artistes, d’éditeurs, de collectionneurs de différentes générations. De plus, le mélange de cultures, d’époques, et de styles nous semble appartenir à
cette même logique. Une chose est sûre : ce premier numéro est une preuve de spontanéité, de générosité et de sincérité. Et surtout, je vous encourage à appréhender l’art avec vos sentiments et à en conserver une perception personnelle, loin des foires d’Art contemporain,
et de l’esprit formaté des écoles d’art ou de journalisme.

“En ce moment, on assiste à un reflux des motivations éditoriales : les “émetteurs” ne défendent pas grand-chose et n’inventent pas beaucoup de formes. Résultat, on s’ennuie sec, alors qu’il n’y a jamais eu autant de machines à disposition. Mais forcément, le papier va se réinventer. Il va repenser sa spécificité à la lumière des blogs et du Net. Donc, il y aura de beaux lendemains, d’autant plus qu’on ne sait pas quelle forme ils prendront !” (A. Cirimele, p50)

 
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I am no longer afraid of mistakes nor of failures. I am not against imperfections, on the contrary, they are dynamic and essential factors in order to advance, to progress, to reinvent. This conviction is born from encounters, exchange, sharing and all that was able to bring us the foundation of the Jhon editions: it pushed us to create, today, the first issue of Neverending. Each step was important, and little by little, the experience from our mistakes sharpened our eye. The idea of producing an art review and the intention to suggest “another vision” is certainly a perilous and complex ambition. We want to talk about art from another angle, without a tone that is promotional, pedagogic, critical or motivated by an ego trip. Falling in love is how we find our way for it is about sensitivity, yours as much as ours, and making something strong out of what we feel, pure and eternal. It is this will that makes us bring together networks of artists, publishers, and collectors from different generations. In addition, the mixing of cultures, eras and styles seem to us to be part of the same logic. One thing is for sure: this first issue is proof of spontaneity, generosity and sincerity. And most of all, I encourage you to approach art with your sentiments and to conserve a personal perspective, far from the Contemporary Art fairs and the formatted mind of art and journalism schools.

“At this time, we’re seeing a reflux of editorial motivations: the “transmitters” don’t really defend much and don’t invent news forms.
The result, we’re bored, even though there have never been as many machines available. But inevitably, the paper will reinvent itself.
It will reconsider its specificity in regards to blogs and the Internet. So, there is a bright future, even more so since we don’t know
what form it will take!” (A. Cirimele, p50)